Resident Evil 2 Remake, notre TEST

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Voici plus d’une semaine que Resident Evil 2 Remake est sorti, hé oui nous avons pris notre temps pour vous concocter ce test !
Nous voulions terminer les campagnes principales ainsi que les scénarios bis, le tout en mode normal, avant de valider ce test, pour qu’il soit le plus logique et clair possible.

Revenons déjà sur l’attente de ce jeu, car un Remake d’un jeu c’est toujours une attente interminable mais aussi pleine d’espoirs de la part des fans d’une saga.
Le risque est à la foi amoindri pour l’éditeur qui sait que le sujet du jeu plaira, mais agrandi s’il malmène trop l’œuvre d’origine.
Après des années d’attente qui ont semblées interminables pour les fans, comment s’en est sortie Capcom au final ?

! SPOILERS !
Vous n’avez pas encore fait le jeu et désirez garder l’effet de surprise ?
Vous l’avez commencé mais pas encore fini et ne désirez pas connaître le dénouement ?
Ce test comporte de nombreux spoilers, vous êtes prévenus…

L’histoire
L’histoire vous la connaissez: Léon et Claire pris au piège dans l’horreur qu’est devenue Raccoon City suite à la contamination de la ville par un virus provenant d’Umbrella. Mission: survie, ni plus ni moins.
Ils rencontreront durant leur périple d’autres survivants qui le resteront ou pas…
La base reste identique à l’originale, mais Capcom a su l’adapter, la modifier quand nécessaire et surtout lui apporter son lot de nouveautés.

Nous en apprenons parfois plus sur des lieux ou des personnes, parfois moins, et il est sans doute légitime de se demander si une personne qui découvre le scénario avec ce remake ne sera pas quelque part un peu perdue avec des événements qui s’enchainent parfois trop vite, alors que les fans du 1er jeu eux comprennent mais attendaient encore plus de profondeur et de précisions sur tout ce qui les entoure dans cette aventure.
On appréciera les libertés prises avec le jeu d’origine pour surprendre le joueur et éviter qu’il ne tombe dans une routine qui aurait été mortelle et symbole d’échec auprès de la communauté, c’était un risque mais un risque nécessaire qui a été savamment dosé.

Reprendre les deux scénarios de base de Claire et Léon, plus les deux scénarios bis est un choix judicieux que les joueurs attendaient de pied ferme, et qui permettra de prolonger l’aventure scénaristiquement parlement malgré quelques incohérences.

Le cadre
Le commissariat, les rues de Raccoon, les égouts, le laboratoire, tout a subi un lifting bien réussi, et c’est un bonheur de découvrir ou redécouvrir les lieux.

Le commissariat(anciennement musée) est une bâtisse sublime,les égouts sont…dégoutants de saleté, et à l’inverse le laboratoire parait nettoyé de la veille pour la plupart des zones qu’il contient, le contraste est saisissant.

De nouvelles pièces, des pièces modulées, des pièces presque identiques, de nouveaux bâtiments, on aime découvrir du début à la fin du jeu tout ces lieux que Capcom a su ré-enchanter pour notre plaisir.
Le commissariat est sans doute le lieu qui a le plus bénéficié de ce travail, niveau graphique comme architectural, il est vrai que c’est tout un symbole du jeu mais on ne ne peut s’empêcher de se demander si le reste des lieux n’a pas eu ce traitement à la même échelle par manque de temps ou de moyens ?
Ou était-ce volontairement décidé que la 1ere partie du jeu serait le « mur porteur » du jeu ?
L’analogie d’enchainement des lieux avec Resident Evil 7 est aussi difficile à cacher, on enchainera en effet plusieurs types de lieux tout en ayant en général préféré le tout premier qui s’impose comme le plus long de tous, et le mieux travaillé.

Il n’en demeure pas moins un véritable plaisir que d’avancer à travers tout ces lieux retravaillés avec soin, Capcom n’a pas fait les choses à moitié et n’a as pris le chemin de la facilité, au contraire.

Du monde dans l’aventure
Claire et Léon vivront chacun leur aventure, avec une personnage secondaire jouable via Ada et Sherry.
Ces passages seront d’ailleurs complètement différents du jeu d’origine, nous faisant découvrir de nouveau lieux exclusifs et des interactions plus poussés avec les autres personnages.

La rivalité Ada/Annette sera illustrée à son paroxysme avec la scène de l’incinérateur, quand la personnalité macabre d’Irons sera encore plus visible dans l’orphelinat avec Sherry.
On notera d’ailleurs une plus grande interaction d’Annette Birkin en général quel que soit le scénario choisi, améliorant son rôle dans l’histoire et la profondeur de son personnage, mais aussi de nombreuses portes ouvertes pour de futurs contenus téléchargeables avec les personnages de Kendo rencontré durant la campagne de Léon et de la fille du maire visible dans le scénario de Claire, sans parler des nombreux soldats de l’U.S.S. retrouvés décédés ça et là dans les égouts.

Les changements de tenue sont bien réfléchis, apportent du neuf à ce remake avec la possibilité de rapidement pouvoir basculer vers les costumes d’origine pour les plus puristes !
Voir le costume d’Elza Walker proposé pour Claire est un pur bonheur donné aux fans.

Le bestiaire
L’âme de la saga Resident Evil c’est aussi son bestiaire, et à ce sujet les fans étaient restés sur leur fin dans Resident Evil 7 non par la qualité des ennemis mais plutôt par leur quantité différente proposée.

Le commissariat regorge tout d’abord de zombies, ces humains revenus à la vie, et Capcom joue la carte de la surprise et de l’innovation en cassant immédiatement les codes gravés dans la roche pour la saga, en rendant les zombies plus résistants et coriaces. Une balle dans la tête, deux…il est toujours debout le bougre…parfois trois ou quatre balles seront nécessaires pour le faire tomber, et ce ne sera pas gage de mort définitive puisque ces zombies ont la fâcheuse tendance à se relever souvent, très souvent…
C’est complètement perturbés que nous avançons donc, habitués à considérer un zombie au sol depuis 10 secondes comme définitivement mort, hé bien ce n’est plus une règle ferme, et il va falloir nous y faire.
Ils savent aussi attaquer, et ont une plus grande facilité à vous agripper pour vous mordre alors qu’il étaient très facilement esquivable par le passé, encore une idée à s’enlever de la tête sous peine de venir grignoté rapidement, car en plus ils peuvent vous agripper à deux simultanément désormais s’ils sont à distance capable de le faire !
Ils peuvent aussi franchir les portes, continuer à avancer avec des membres en moins, monter des escaliers.
Les zombies n’en deviennent que plus dangereux et on s’en méfie donc plus encore alors qu’ils n’étaient auparavant qu’une formalité, un monstre de base, un amuse gueule.
Capcom redonne sa pleine puissance à ce monstre symbolique.

Les lickers ont eut aussi gagné en puissance, et la discrétion sera de mise dès que ce sera possible afin de ne pas les alerter, car leur vitesse et leur agilité à se déplacer horizontalement comme verticalement sur le sol, mur ou plafond ne sera pas à démontrer deux fois. Soyez discrets ou armés, voici le seul conseil à connaître face à eux.

On sera aussi surpris par nos amis les canidés zombifiés qui sont rapides et désormais capables d’escalader des grilles pour passer d’une zone à une autre et vous rejoindre par surprise.

Mr X…le Tyrant lâché sur Raccoon City pour éliminer les témoins gênants pour Umbrella.
Il vous poursuivra sans relâche dans le commissariat  à son arrivée, et vous n’aurez que la fuite comme échappatoire, vous pourrez bien l’affaiblir quelques secondes en l’arrosant de munitions mais jamais le mettre au sol durant cette course poursuite, scrutant ses bruits de pas se rapprochant de vous, signifiant qu’il est dans une pièce voisine et qu’il est temps de mettre les voiles…

Le charismatique William Birkin est graphiquement sublime à chacune de ses nouvelles mutations, ses capacités s’envolent avec le temps, rendant parfois certains combats contre lui presque pénibles si l’on est pas équipés en conséquence, mais n’en attend-on pas tant d’un boss ?

Pour les déceptions, on notera une apparition aussi belle que succincte de l’alligator géant dans les égouts qui aurait pu mériter meilleur traitement, et une disparition pure et simple des araignées qui pourtant avaient su nous donner des sueurs froides dans le remake du tout 1er épisode de la saga, quel dommage…

Formez vos bataillons !
Nous avons parlé de nos ennemis, parlons de comment les attaquer ou s’en défendre.

Tout d’abord les armes de défense, avec les couteaux, grenades explosives et grenades aveuglantes que vous pourrez trouver en quantité limitée, et qui pourront vous sauver la mise en cas d’attaque de face(de dos, impossible de se défendre!) par la plupart des monstres, empêchant des dégâts imprévus.
Procédé hérité de Resident Evil Remake qui prend tout son sens une fois encore.

Comme dans le jeu original, de nombreuses armes sont proposées, avec des exclusivités pour Léon comme pour Claire.
Des armes variées et très souvent améliorables plusieurs fois qui vous garantiront plus de succès à l’utilisation !
Il faudra apprendre quelles armes utiliser contre chaque ennemi pour gagner là aussi en efficacité et ainsi faire des économies car ces munitions ne sont pas toujours légions…
Pistolets, fusil, lance grenade, mitraillette, fusil électrique, gatling, les moyens ne manqueront pas pour vous défendre, à condition d’en user avec parcimonie.

Le système de poudre pour fabriquer ses munitions est de retour,  Resident Evil 3 Nemesis méritait l’honneur de voir cette idée reprise, et plusieurs possibilités s’offriront au joueur pour fabriquer de quoi se défendre, plusieurs résultats de munitions étant possibles.

L’inventaire pourra s’agrandir durant le jeu pour permettre à chacune et chacun d’avancer avec un arsenal et autres matériel de soins sur soi, la prudence étant toujours de mise…

Belles oreilles
On ne peut pas parler d’un jeu d’horreur réussi sans une bande son digne de ce nom, elle permet d’accentuer l’horreur, le stress, le repos…
La bande sonore de Resident Evil 2 de 1998 était magistrale il faut le dire, et là aussi les fans étaient à l’affût.
Les reprises de ce remake sont très bien réalisées, la qualité et finesse des morceaux est incomparable, mais on ne les entend malheureusement pas vraiment, couvertes par les autres sons du jeu tels que dialogues, bruits de mouvements et autres actions du personnage contrôlé, sans parler des monstres et autres bruits ambiants.
C’est une certaine frustration de ne pas profiter de ces superbes morceaux sans avoir à « penser à les écouter » durant le jeu car cela ne se fait pas intuitivement, écrasé sous les autres sons comme dit auparavant.
C’est bien simple, durant notre 1ere partie nous n’avons entendu réellement que 2 morceaux qui correspondaient à des combats de boss, les deux derniers, dommage car lorsqu’on l’écoute de façon indépendante cette bande son est magnifique.

On notera la possibilité offerte par Capcom de jouer avec les musiques originales du jeu de 1998, superbe plaisir offert aux fans.

Les doublages Français sont de qualité et il est agréable de les écouter, nous assistons depuis quelques années à un incroyable bon en avant sur ce sujet en France et c’est on ne peut plus appréciable.

Bonus !
Un bon Resident Evil offre de beaux bonus, et c’est avec plaisir que nous pouvons débloquer sous certaines conditions, comme dans le jeu de 1998, les modes Hunk et Tofu pour de nouveaux challenges, mais aussi l’obtention d’armes pour ensuite faciliter le jeu.

Un contenu téléchargeable GRATUIT, The Ghosts Survivors, est dors et déjà prévu pour le 15 février afin de prolonger l’expérience du jeu en incarnant des personnages décédés dans la ville.
Un contenu gratuit est toujours bon à prendre, et comme pour Resident Evil 7 et Not a Hero il ne sera pas anodin mais une vraie aventure supplémentaire, attention Capcom on va s’habituer à cette quantité et qualité supplémentaire gratuite !

Durée de vie
Entre les 2 scénarios principaux, les 2 scénarios bis qui vous permettront d’avoir la véritable fin du jeu, les mode de difficulté donnant du challenge(seul le mode facile est une vraie promenade de santé), les nombreux défis à relever et les modes bonus, vous aurez des dizaines d’heures de jeu devant vous avant de vous rendre compte qu’il vous en reste autant pour obtenir les meilleurs rangs possibles en fin de partie.
Aucun souci de ce côté, on en a pour son argent.

Conclusion
Capcom signe avec ce remake de Resident Evil 2 une vraie pépite vidéoludique, qui n’est certes pas exempt de défauts il faut le dire, mais qui répond à la majorité des attentes des fans depuis tant d’années: un jeu superbe graphiquement qui sait nous surprendre à moult reprises, qui sait innover tout en conservant les bases du jeu d’origine mais aussi celles de la saga avec une ambiance sombre, glauque et souvent oppressante.
il n’est jamais aisé de prendre un chef d’œuvre pour le sublimer et un faire un nouveau, mais c’est pourtant le défi relevé par Capcom et avec brio.

Sur ce on vous laisse, on a encore des défis à relever dans le jeu et ça ne peut pas attendre, car quand on y a gouté, dur de le lâcher !

 

 

À propos de l’auteur

William Birkin

Collectionneur dans l'âme...

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