Resident Evil : Extinction

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Le virus expérimental mis au point par la toute-puissante Umbrella Corporation a détruit l’humanité, transformant la population du monde en zombies avides de chair humaine. Fuyant les villes, Carlos, L.J., Claire, K-Mart, Nurse Betty et quelques survivants ont pris la route dans un convoi armé, espérant retrouver d’autres humains non infectés et gagner l’Alaska, leur dernier espoir d’une terre préservée. Ils sont accompagnés dans l’ombre par Alice, une jeune femme sur laquelle Umbrella a mené autrefois de terribles expériences biogéniques qui, lui ont apporté des capacités surhumaines.Depuis le laboratoire d’Umbrella, le Dr. Isaacs les surveille. Pour Alice et ses compagnons d’infortune, le combat ne fait que commencer…

Milla Jovovich as Alice in Resident Evil: Extinction

Inspirés du jeu vidéo culte aux 150 millions de joueurs, les deux premiers films de la trilogie RESIDENT EVIL ont offert toute leur dimension aux terrifiantes aventures d’Alice et ont popularisé son fascinant univers auprès des spectateurs du monde entier. Après avoir survécu aux laboratoires de la toute-puissante Umbrella Corporation et fui la ville maudite de Raccoon City, Alice s’apprête à vivre sa plus grande aventure face à une menace que personne n’osait imaginer.

Troisième volet de cette épopée, RESIDENT EVIL : EXTINCTION nous entraîne au cœur du désert de Las Vegas à bord d’un convoi de véhicules blindés, fuyant et combattant sans cesse les hordes de morts-vivants qui infestent les lieux qui accueillaient autrefois notre civilisation. Contre le virus qui a réduit l’humanité à néant, contre les millions de zombies que sont devenus ceux qui ont été contaminés, contre la puissance d’une compagnie prête à tout, Alice et ses compagnons vont devoir se battre à chaque instant. Le danger et la mort sont partout, seuls quelques-uns ont gardé l’espoir et la vérité…

Une aventure au delà de tout pour une saga unique

image002Paul W.S. Anderson, scénariste de la trilogie, réalisateur du premier film et coproducteur de ce dernier volet, confie : «La série des RESIDENT EVIL ne se résume pas à de simples films de zombies. Au-delà de l’action et des créatures parmi les plus impressionnantes de l’histoire du cinéma, les films reposent aussi sur d’autres aspects comme la science-fiction et des enjeux humains élevés. C’est cette alliance qui leur donne toute leur force.»

Les créateurs de la franchise RESIDENT EVIL, Bernd Eichinger, Robert Kulzer et Martin Moszkowicz de Constantin Film, se sont à nouveau associés avec Samuel et Victor Hadida de Davis Films, Jeremy Bolt d’Impact Pictures et Paul W.S. Anderson pour produire le troisième volet de la trilogie RESIDENT EVIL. Le producteur Robert Kulzer explique : «Ce nouveau volet est vraiment très spécial. Il possède un véritable souffle épique, son histoire prend en compte ce qui s’est passé dans les films précédents et apporte de nouveaux éléments qui la font avancer encore plus loin sur tous les plans. Au cours des deux premiers films, chacun des personnages a beaucoup vécu et évolué. En écrivant cette nouvelle partie de la saga Paul W.S. Anderson a réussi à les amener au bout d’eux-mêmes.»

Samuel Hadida, également producteur, commente : «Dès le premier film, RESIDENT EVIL a représenté quelque chose de neuf, à la croisée des genres. C’est un univers fort dans lequel tout le monde a travaillé pour apporter quelque chose en plus à chaque étape. Ce troisième volet marque un aboutissement, aussi bien dans la trajectoire des personnages que dans le rythme et les enjeux de l’histoire. Cela n’aurait pas été possible sans le remarquable travail de Paul W.S. Anderson, qui se trouve cette fois renforcé par la vision de Russell Mulcahy.»

image003Réalisateur atypique au sens visuel inégalé, Russell Mulcahy s’est imposé à ses débuts avec ses clips puis avec le film culte HIGHLANDER, interprété par Christophe Lambert et Sean Connery. Paul W.S. Anderson remarque : «Pour ma génération de cinéastes, HIGHLANDER est une référence absolue. Russell avait alors réussi à poser les bases d’un style visuel tout à fait nouveau reposant sur de nombreux mouvements de caméra, l’utilisation de la grue et une narration constituée de beaucoup de plans rapides. Il a une façon de voir les choses et de les filmer toujours très originale. Son travail m’a beaucoup influencé en tant que cinéaste, j’étais donc très heureux de pouvoir travailler avec lui.»


Robert Kulzer se souvient : «Quand nous avons rencontré Russell pour la première fois, il est arrivé avec le storyboard complet du film. Toutes les scènes et tous les plans y étaient ! Nous avons été très impressionnés par son travail.» Russell Mulcahy explique : «J’ai toujours eu une grande passion pour les films de genre. Sur ce projet, il y avait non seulement l’univers, mais aussi une bonne histoire. Visuellement, RESIDENT EVIL : EXTINCTION est très différent des deux précédents films. Le premier se déroulait dans une installation souterraine et le second se passait de nuit dans Raccoon City. Ce troisième film nous entraîne dans un désert à l’ambiance très post-apocalyptique. Cela donne un côté à la fois western et futuriste dans un climat assez angoissant !» Paul W.S. Anderson remarque : «Nous nous sommes inspirés de plusieurs films avec lesquels nous avons grandi et qui se déroulent dans des univers post-apocalyptiques comme MAD MAX 1 et 2. Nous avons conçu le film comme une gigantesque course-poursuite entre des véhicules blindés et armés.»

RESIDENT EVIL: EXTINCTIONRussell Mulcahy reprend : «La nuit n’a pas le monopole de la peur et du danger. L’angoisse et l’horreur peuvent tout aussi bien surgir en plein jour, et cela rend les événements encore plus effrayants. Il y a bien sûr quelques scènes qui se déroulent de nuit, mais beaucoup se situent dans les étendues désolées du désert de sable de Las Vegas. Cela provoque un contraste visuel très fort. Les personnages descendent aussi dans les installations souterraines d’Umbrella Corporation où tout est bleu, métallique et froid. C’était très important de retourner dans ces lieux car cela permet d’établir un lien très fort entre le film et le jeu vidéo. Une de mes priorités a été de rester fidèle à l’esprit du jeu.»

Comme les deux premiers films de la trilogie, RESIDENT EVIL : EXTINCTION fait écho à notre époque. Robert Kulzer note : «Le film évoque le manque de nourriture et de carburant, la façon dont le désert a peu à peu gagné du terrain sur le monde civilisé, et parle aussi d’un sanctuaire écologiquement préservé. Même si c’est un film d’action et de science-fiction, son histoire aborde des sujets qui nous touchent réellement.» Paul W.S. Anderson poursuit : «L’histoire de RESIDENT EVIL : EXTINCTION est complètement nouvelle mais elle se déroule dans un monde que les fans du jeu reconnaîtront. Notre but était de faire un film qui puisse satisfaire les fans du jeu et en même temps offrir un spectacle de qualité pour un public plus large qui n’a jamais eu l’occasion de jouer à “Resident Evil”.»

Eléments incontournables de RESIDENT EVIL, les zombies restent la menace majeure. Paul W.S. Anderson raconte : «Le jeu a progressé et sa vision du zombie s’est élargie, nous avons donc dû nous adapter et aller plus loin que les films précédents. Il y a maintenant des “super zombies” qui sont le résultat des recherches d’Umbrella pour leur redonner un peu de capacité de raisonnement, d’intelligence et d’humanité. Malheureusement, ces recherches n’ont pas donné les résultats espérés : les morts-vivants sont maintenant plus rapides, plus forts et plus malins, ce qui en fait des ennemis encore plus redoutables ! Nous avons aussi introduit Tyrant, un des personnages favoris des fans du jeu

vidéo - c’est également un de ceux que je préfère. Parmi les créatures les plus effrayantes du jeu, les chiens zombies sont encore présents et les corbeaux zombies font leur première apparition au cours d’une séquence mémorable...»

Tout en restant fidèle à l’esprit du jeu, Paul W.S. Anderson a enrichi l’histoire de plusieurs concepts nouveaux mis en scène par Russell Mulcahy. Paul W.S. Anderson observe : «Faire une simple transcription des jeux n’aurait pas été intéressant, ç’aurait été trop réducteur. Le plus important pour les spectateurs est de pouvoir suivre les aventures des personnages. Nous avons tous travaillé pour que chaque spectateur veuille savoir ce qui va leur arriver et qui va vivre ou mourir.»

Humains contre zombies

RE III Photo Credit:Rolf Konow;SMPS

RESIDENT EVIL : EXTINCTION se déroule trois ans après la fin du second film. Le producteur Jeremy Bolt raconte : «L’histoire se situe dans le désert, il y a donc très peu de bâtiments et de personnes. Les paysages sont complètement désolés et très loin de toute forme de civilisation. Trois ans seulement après l’apocalypse, à part nos survivants et la maléfique Umbrella Corporation, il ne reste plus rien du monde que nous connaissons.» Paul W.S. Anderson commente : «La planète a été dévastée par le Virus-T et seule une infime partie de l’humanité survit encore sous la forme de petites tribus se déplaçant sans cesse à bord de convois blindés afin d’échapper aux zombies.»

Russell Mulcahy ajoute : «Une de ces bandes de survivants a formé un groupe d’une trentaine d’individus comprenant à la fois des enfants et des adultes. Leur convoi est constitué d’un bus scolaire, d’une ambulance, d’une camionnette de transmission et d’un camion-citerne. Avec ces véhicules, ils vont d’une ville dévastée à une autre pour tenter de trouver de la nourriture et de l’eau. Malgré le désespoir ambiant, ils font ce qu’ils peuvent pour survivre.»

Alice : la menace ou l'ange gardien

Milla Jovovich

Dans ce troisième film, Milla Jovovich retrouve le personnage d’Alice dont l’ADN mêlé au Virus-T par l’Umbrella Corporation lui confère une force et une énergie hors du commun. Depuis son évasion du laboratoire et de Raccoon City, Alice ne peut compter que sur elle-même pour survivre et protéger les derniers vestiges de l’humanité. L’actrice explique : «Lorsque Alice entend les appels de détresse du convoi à la radio, sa première réaction est de ne pas intervenir. Elle évite tout contact avec les gens car elle est convaincue d’être elle-même une menace pour eux. Elle a beaucoup évolué depuis le dernier film. Elle apparaît désormais comme un personnage plus solitaire. Elle ne comprend pas vraiment ce qui se passe avec ses nouveaux pouvoirs, ce qui fait que des choses étranges lui arrivent fréquemment. Les objets peuvent par exemple se mettre à exploser autour d’elle quand elle fait un cauchemar.»

L’actrice poursuit : «Alice pense que ses mutations et son lien génétique avec Umbrella Corporation peuvent faire courir un danger aux survivants qu’elle veut protéger. Pour veiller sur eux, elle va donc rester à l’écart et les suivre discrètement à travers le désert. On sent une grande tristesse en elle, mais elle n’en est pas moins décidée à protéger le convoi et à essayer de mettre fin une fois pour toutes aux agissements d’Umbrella Corporation.»

Paul W.S. Anderson commente : «Alice sait qu’Umbrella la traque et l’utilise comme un espion malgré elle. Elle sait aussi qu’elle est infectée par le Virus-T et qu’il provoque en elle des mutations qui lui donnent des capacités très spéciales. Ses nouveaux pouvoirs ont fait leur apparition à la fin du second film. Depuis, ils sont devenus plus puissants et Alice ne parvient pas toujours à les contrôler. Comme elle a très peur de blesser quelqu’un en perdant le contrôle ou même de trahir par son seul regard, elle préfère rester à l’écart des gens.» Paul W.S. Anderson poursuit : «Milla Jovovich a vécu beaucoup de choses avec le personnage d’Alice depuis le premier film. Son travail est indissociable du succès de la série. C’est une actrice formidable, sa prestation est toujours parfaite quoi qu’on lui demande. Quand elle joue, elle s’investit à un tel point que cela apporte une intensité incroyable aux scènes d’action. Elle s’imprègne des émotions de son personnage. C’est une chose essentielle dans un film comme celui-ci car on ne peut ressentir la peur et l’horreur que si l’acteur lui-même les ressent. Quand Milla est effrayée, le public l’est aussi, et je peux vous dire qu’elle s’est donnée à 110% sur ces films !»

Claire : l'esprit de survie

Le convoi est une sorte de petite famille dirigée par Claire Redfield, personnage du jeu et véritable meneuse du groupe. La série des RESIDENT EVIL a toujours mis en avant des héroïnes courageuses et Claire ne fait pas exception à la règle. Pour jouer ce personnage déterminé et plein de compassion, les cinéastes se sont tournés vers Ali Larter, la star de DESTINATION FINALE de James Wong, DESTINATION FINALE 2 de David R. Ellis et super héroïne de la série «Heroes». Paul W.S. Anderson confie : «Ali apporte énormément d’humanité à son personnage. Elle s’est montrée impressionnante et nous a aussi prouvé qu’elle savait tenir une arme ! J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec elle.»

RESIDENT EVIL: EXTINCTIONAli Larter raconte : «Claire Redfield est le chef du convoi qui se déplace à travers le désert du Nevada. Leur caravane comprend plusieurs camions, une ambulance, une jeep Hummer, un camion-citerne et un bus où les gens peuvent dormir. Tout le monde essaie de vivre comme il peut. Il est impossible de rester longtemps au même endroit. Le plus important est de trouver de la nourriture, de l’essence, de l’eau et des armes. Pour survivre, il leur faut donc rester constamment en mouvement. En plus de son rôle de chef, Claire est aussi une mère de substitution et une amie pour les survivants qui ont perdu tous leurs proches. C’est un personnage d’une grande compassion. Dans ce monde d’apocalypse, elle fait de son mieux pour guider les survivants et assurer leur sécurité.»

Paul W.S. Anderson observe : «Lorsque Alice est contrainte de se joindre au convoi, elle se retrouve dans un rôle de simple spectatrice alors que Claire exerce sa fonction de chef. Au début, les gens sont très méfiants vis-à-vis d’elle. Ils l’observent discrètement en se demandant si elle est une menace ou non. On apprend même au détour d’un dialogue que les enfants la prennent pour une sorte de Dracula. Tout le monde reste donc à distance dans un premier temps.»

Carlos : plus que jamais contre Umbrella et pour Alice...

Déjà présent dans le second film, Oded Fehr incarne à nouveau Carlos Oliveira. Robert Kulzer commente : «Carlos a travaillé comme soldat pour Umbrella jusqu’à ce qu’il réalise que son employeur était responsable de la destruction de la civilisation. Quand il comprend cela dans le deuxième film, il change de côté et rejoint ceux qui luttent contre Umbrella. Bien qu’il soit assez solitaire, il est aussi très amoureux d’Alice.»

image008Milla Jovovich explique : «Quand le film commence, Alice et Carlos sont séparés. Lorsqu’ils se retrouvent, les sentiments et l’estime qu’ils ont l’un pour l’autre remontent très vite à la surface. Même si Alice est une personne forte et indépendante, c’est un grand soulagement pour elle d’être à nouveau avec Carlos car c’est le seul qui sache vraiment ce qu’elle a pu vivre. Il existe une relation très forte entre les deux personnages et c’était un aspect très intéressant à jouer.»

Paul W.S. Anderson déclare : «Dans les deux premiers films, l’action était menée par les femmes, mais dans le second, Oded Fehr était vraiment fantastique à l’écran. Dans ce troisième film, Carlos passe au premier plan et devient le premier rôle principal masculin de la série des RESIDENT EVIL. Oded confère une force et une sagesse vraiment remarquables à son personnage.»

L.J. : l'espoir existe en enfer

image009L’acteur Mike Epps retrouve le personnage de L.J.. Le producteur Robert Kulzer raconte : «L.J. a le don d’insuffler un peu d’espoir dans les situations les plus désespérées. Comme Carlos, il acquiert plus d’importance dans ce film et devient un personnage clé pour la survie du groupe. Même si son personnage est toujours aussi drôle, les gens comptent maintenant sur lui et cela l’a rendu beaucoup plus responsable vis-à-vis des autres.»

Mike Epps confie : «Pouvoir donner plus de présence et d’humanité à ce personnage était très agréable. Ce film est bien plus qu’un film d’horreur traditionnel. Les personnages sont très proches les uns des autres, les sentiments et les émotions qu’ils partagent sont très forts, cela permet de s’identifier beaucoup plus à eux.»

Paul W.S. Anderson explique : «Mike est vraiment très drôle. J’ai travaillé avec lui en profondeur afin d’exploiter au mieux ses talents comiques. Il a beaucoup improvisé durant le tournage. Avec lui, chaque prise est différente ! J’ai fait sa connaissance sur le second film et désormais, je ne peux plus écrire sur son personnage sans penser à lui.»

Paul W.S. Anderson poursuit : «J’ai aussi créé le personnage de Chase en ayant en tête l’acteur Linden Ashby. J’avais déjà travaillé avec lui sur MORTAL KOMBAT, dans lequel il tenait un rôle principal. Depuis cette époque, j’ai toujours voulu retravailler avec lui. Linden est un vrai cowboy, il vit dans un ranch au milieu des chevaux. Il était donc parfait pour créer un contraste fort avec le personnage de L.J. joué par Mike Epps, qui est par nature beaucoup plus urbain. Linden a vraiment été fantastique.»

Director Russell Mulcahy

Les survivants du convoi comptent aussi parmi eux deux jeunes personnages féminins : Nurse Betty, qui est interprétée par la chanteuse et actrice Ashanti, et une courageuse jeune fille de 14 ans nommée K-Mart jouée par la prometteuse Spencer Locke. Ashanti raconte : «J’adore les films qui parlent de survie, alors j’ai tout de suite accepté de jouer dans RESIDENT EVIL : EXTINCTION. Dans ce film, les survivants du groupe sont à bout de ressources et ils ont avec eux beaucoup d’enfants qu’ils ont recueillis sur la route. Ils espèrent donc trouver une ville avec de quoi survivre. Nurse Betty, mon personnage, vient en aide à tous ceux qui ont été blessés, et en particulier à ceux qui ont été mordus par les zombies. C’est un personnage très fort, on peut voir qu’elle est tout aussi compétente en armes à feu qu’en premiers soins. Elle se donne vraiment à fond.»

Spencer Locke déclare : «K-Mart donne de l’espoir aux gens du convoi. Elle fabrique des bracelets porte-bonheur avec des fils de fer.»

Autre monde, autres menaces…

Pour rester en vie, les survivants doivent toujours rester en mouvement afin de trouver de la nourriture et du carburant, mais aussi pour rester hors de portée des zombies et des corbeaux qui ont muté après avoir mangé des corps infectés par le Virus-T. Russell Mulcahy explique : «Les corbeaux ne sont jamais loin et c’est ce qui les rend vraiment effrayants. Ils sont habitués à voir et à manger des zombies alors pour eux, les survivants sont particulièrement intéressants. Ils mènent d’ailleurs contre eux une attaque très violente qui rappellera à beaucoup certaines des scènes les plus célèbres d’Alfred Hitchcock.»

Sous la surface désolée du désert se trouve un monde complètement différent : les installations encore en fonctionnement d’Umbrella Corporation. Russell Mulcahy reprend : «Alors qu’à l’extérieur tout est désolé et envahi de milliers de zombies, ce monde souterrain dominé par le métal abrite les scientifiques d’Umbrella. Cela provoque un contraste visuel très fort entre ces deux mondes, celui d’en haut et celui d'en bas.»

image011Iain Glen interprète pour la seconde fois le Dr. Isaacs, le responsable de la station du Nevada d’Umbrella travaillant sous les ordres du président de la compagnie. L’acteur raconte : «Mon personnage essaye de trouver un antidote au Virus-T qui a décimé l’humanité. Il pense que la clé du remède se trouve dans le sang d’Alice. Pour en avoir un échantillon, il essaye de la cloner. C’est un personnage arrogant. Lorsque sa hiérarchie vient bouleverser ses projets, il décide de partir seul à la recherche d’Alice alors que tout le monde la croit morte.» Iain Glen continue : «Même si Alice a déjà fort à faire avec les zombies à la surface, son ennemi le plus redoutable se trouve en fait dans les laboratoires souterrains. Le Dr. Isaacs est très intelligent et possède un certain ascendant sur elle. Il la connaît très bien ; d’une certaine façon on peut dire qu’il est son créateur, et cela fait de lui un ennemi hors norme.»

Echappant à la surveillance des satellites d’Umbrella, Alice promet d’aider le convoi de survivants lorsqu’ils trouvent un journal intime parlant d’un refuge à l’abri du danger, loin au nord, en Alaska. La plupart des stations d’essence du désert étant vides, ils prennent conscience que leur meilleure chance de trouver du carburant se trouve dans les restes recouverts de sable de Las Vegas. Lorsque le Dr. Isaacs repère Alice dans le convoi, les survivants attirent l’attention d’Umbrella et doivent combattre une nouvelle espèce de super zombies. Paul W.S. Anderson explique : «Nous avons essayé de jouer avec les conventions du genre et de mettre en place un contexte familier pour le spectateur afin de le mettre en confiance et de mieux le prendre par surprise. Nous voulions que le public soit vraiment incapable de prévoir le déroulement de notre histoire, et pour parvenir à ce résultat nous avons été à l’encontre de certaines conventions des films d’horreur. Les gens vont être très surpris par ce qu’ils vont voir, tant au niveau de l’histoire que de ce qui arrive aux personnages.»

Décors de rêve pour un chauchemar

RE III Photo Credit:Rolf Konow,SMPS

Pour trouver les vastes paysages désolés nécessaires à l’ambiance angoissante de RESIDENT EVIL : EXTINCTION, les cinéastes sont allés dans le désert se trouvant au sud de la ville de Mexicali sur la frontière mexicaine. Paul W.S. Anderson raconte : «Tourner dans le désert était un passage obligé pour ce film, et celui du Mexique nous a offert des paysages incroyables qui nous ont permis de recréer Las Vegas recouverte par les sables.» Oscarisé pour son travail sur LE LABYRINTHE DE PAN de Guillermo Del Toro, le chef décorateur Eugenio Caballero a créé les décors extérieurs usés par le vent et le sable du désert. Il explique : «Pour moi, faire un film de zombies se déroulant en plein jour était complètement nouveau. C’était une occasion unique car j’ai pu travailler sur des textures et des couleurs que l’on ne voit habituellement pas dans ce genre de film.»

A Mexicali, la température pouvant monter jusqu’à 55°C, Eugenio Caballero a pris toutes les précautions pour limiter les effets d’une telle chaleur sur ses équipiers. L’équipe de construction ne travaillait que très tôt le matin et tard le soir, évitant les heures les plus chaudes. Eugenio Caballero se souvient : «Les paysages étaient fantastiques et nous voulions absolument les utiliser, mais il était très difficile de travailler là-bas à cause du soleil et de la température. Le vent était aussi un problème, nous avons dû monter d’énormes structures de maintien pour que nos décors ne soient pas emportés.»

Un des décors les plus impressionnants du film, une réplique post-apocalyptique de Las Vegas recouverte par le sable du désert, a été construit à Algodonez. Paul W.S. Anderson raconte : «Une partie de la statue de la Liberté et de plusieurs casinos abandonnés émergent encore des sables en plein milieu du désert. C’est une vision surprenante. Eugenio Caballero a fait un travail extraordinaire.»

Eugenio Caballero reprend : «Pour le film, nous avons construit une réplique d’une partie du pont du Rialto et une autre de la tour Eiffel. Nous avons aussi reconstitué plusieurs extérieurs de casinos. On peut voir tous ces éléments émerger de cet océan de sable et le résultat est vraiment spectaculaire.» L’actrice Milla Jovovich commente : «Cette réplique de Las Vegas détruite et à moitié recouverte par le sable dégageait une ambiance particulière. C’était vraiment incroyable ! Les décorateurs ont accompli un travail énorme qui nous a tous beaucoup inspirés.» Plusieurs effets visuels ont été ajoutés à l’image afin d’amplifier l’ambiance dégagée par les décors d’Eugenio Caballero. Le superviseur des effets visuels Evan Jacobs commente : «On s’attend bien sûr à voir des casinos un peu partout dans les plans sur Las Vegas. Nous avons donc d’abord utilisé les décors construits, puis nous nous sommes servis du ciel comme d’un écran bleu afin d’ajouter les casinos en images de synthèse sur les dunes de sable.»

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Une réplique miniature et post-apocalyptique du Las Vegas Strip mesurant 24 mètres de long sur 12 de large a été construite dans les New Deal Studios de Los Angeles. Evan Jacobs explique : «Nous avons utilisé ce décor pour un long panoramique en travelling arrière sur la plus célèbre avenue de la ville, et aussi comme toile de fond pour plusieurs scènes.» Eugenio Caballero poursuit : «Il y a une scène où on peut voir un motel en plein désert avec une pompe à essence en façade. Ce décor a été entièrement construit dans le désert afin de donner le sentiment que les énormes dunes de sable le recouvraient un peu plus jour après jour. C’était très impressionnant de réalisme.»

Constamment assiégé par des hordes de zombies agglutinées contre sa clôture renforcée, la station météo était aussi un décor très important du film. Eugenio Caballero raconte : «Pour créer ce décor, nous sommes allés dans le lit d’un lac asséché qui s’appelle La Pintata. C’est un endroit vraiment magique situé au pied d’une montagne noire dont la base est recouverte de sable. Cela ressemblait beaucoup à la surface de Mars. Pour les installations souterraines d’Umbrella Corporation, la production s’est établie dans les vastes studios Churubusco à Mexico. Le complexe souterrain conçu par Eugenio Caballero est plus grand et plus tortueux que celui du premier film. Russell Mulcahy note : «Les studios Churubusco comptent parmi les plus grands du monde et cela nous a permis de construire des décors absolument énormes.»

image014Pour bâtir les laboratoires, Eugenio Caballero s’est inspiré des deux premiers films et a travaillé avec les cinéastes pour y intégrer une nouvelle esthétique soulignant ses différentes parties. Il explique : «La structure primaire est faite de murs en béton semblables à ceux des bunkers. Leur rôle est bien sûr d’assurer une protection efficace contre les dangers de la surface. Nous avons ensuite utilisé beaucoup de textures brillantes - verre et aluminium - que nous avons mises en valeur par la lumière. L’idée était de donner à ce monde intérieur un look high-tech froid et sans âme. Au niveau de la décoration du laboratoire, nous avons disséminé plusieurs clins d’œil pour les fans du jeu vidéo et des deux premiers films. Les spectateurs attentifs pourront par exemple voir dans les armoires quelques herbes aux étranges couleurs…»

Eugenio Caballero ajoute : «Un des aspects les plus amusants de la conception des décors a été la création des véhicules. Ils devaient pouvoir se déplacer et fonctionner tous ensemble comme une véritable forteresse mobile. Ils devaient répondre à des besoins simples comme le transport de l’eau, la résistance aux intempéries, ainsi que la capacité à assurer une protection contre les zombies. En jouant sur le contraste entre leur aspect extérieur usé et rouillé et le matériel high-tech qu’ils transportent à l’intérieur, nous voulions montrer qu’ils avaient tous participé de façon différente aux activités d’un monde désormais disparu.»

Dès le début du tournage, les acteurs et les membres de l’équipe technique ont subi les mêmes conditions extrêmes endurées par l’équipe de construction des décors à Mexicali. Le producteur Jeremy Bolt raconte : «Dans ce genre d’aventure, plus vous emmenez de personnes avec vous, plus il se passe de choses ! Ce fut une expérience passionnante. Nous avons travaillé avec des Mexicains qui ont l’habitude de tourner dans un tel environnement, ils ont fait un travail admirable, j’ai un grand respect pour eux. Notre équipe de tournage était constituée de plusieurs nationalités et les conditions difficiles que nous avons rencontrées ont vraiment contribué à créer des liens très étroits au sein du groupe.»

RESIDENT EVIL: EXTINCTION

Milla Jovovich commente : «Dans le film, les personnages sont très proches et se soutiennent mutuellement. Nous étions dans le même état d’esprit aussi bien entre comédiens qu’avec les membres de l’équipe. C’était un tournage difficile, mais cela n’a fait que renforcer notre enthousiasme et ajouter plus d’intensité au travail de chacun.»

L’actrice Ali Larter déclare : «C’est un des endroits les plus torrides de la planète, et pourtant tout le monde se donnait à fond. Cela m’a beaucoup aidée en tant qu’actrice car avec une telle chaleur, nous n’avions pas besoin de faire semblant d’avoir chaud, il suffit de nous regarder pour comprendre que c’était réel !»

Russell Mulcahy observe : «Durant la préproduction, je me suis demandé comment les choses allaient fonctionner entre les gens durant le tournage. Et puis quand nous avons commencé, un véritable esprit d’équipe et des relations très fortes se sont formés entre tout le monde. C’était vraiment fantastique, tous les gens présents ont fait un travail admirable. Un quart d’heure seulement après notre arrivée nous étions déjà en train de tourner, c’était incroyable.»

Cascades, maquillages et effets

image016Pour le coordinateur des cascades Rick Forsayeth, le défi a été de créer des cascades à la fois réalistes et crédibles dans le cadre d’un film de science-fiction. Russell Mulcahy raconte : «Nous avons beaucoup travaillé avec des câbles. Grâce à l’excellent travail de Rick, nous avons pu mettre en scène des accidents de voiture, des combats au corps à corps, et toute une gamme d’effets servant l’histoire et l’action. En plus d’être un cascadeur professionnel, c’est aussi un très bon acteur et nous l’avons utilisé pour jouer trois personnages différents.»

Rick Forsayeth et son associé, David Harcourt, ont conçu plusieurs séquences montrant la puissance des pouvoirs d’Alice et de plusieurs super zombies grâce à l’utilisation de câbles soutenant les acteurs. Rick Forsayeth remarque : «C’était un vrai plaisir de travailler avec Milla Jovovich car elle possède une grande expérience des cascades. Voir à quelle vitesse elle peut apprendre et s’adapter à toutes les situations est impressionnant. Elle avait aussi de très bonnes idées que nous avons intégrées à ses scènes. Toutes ces qualités ont rendu notre travail bien plus agréable et nous ont permis d’utiliser au mieux tous ses talents d’actrice.»

Milla Jovovich commente : «Travailler avec Rick est génial. Grâce à son système de câbles, j’ai pu faire des mouvements et des cascades vraiment très intéressants. Il s’est appliqué à donner beaucoup de réalisme aux combats et aux scènes d’action.» Paul W.S. Anderson ajoute : «Rick était très impressionné par Milla Jovovich. Si c’était possible, je crois qu’il l’engagerait tout de suite comme cascadeuse ! Il adorait répéter avec elle car c’était pour lui comme travailler avec un cascadeur professionnel, cela a beaucoup aidé à chorégraphier les scènes. Cela les a aussi rendues beaucoup plus convaincantes car nous n’avions pas à alterner des plans serrés sur Milla et des plans larges sur la doublure. Même pour des scènes peu importantes et certaines où une doublure aurait suffi, Milla a toujours insisté pour assumer elle-même toutes ses cascades.»

Dans le film, Alice se sert d’une paire de lames acérées, des Kukris, dont le maniement a nécessité un entraînement spécial. Le Kukri est un couteau népalais redoutable et très ancien qui peut être utilisé comme outil ou arme de combat. Milla Jovovich précise : «Ce sont de vraies armes qui ont été utilisées par les Gurkhas népalais contre les Anglais vers 1900. Ils n’utilisaient qu’un seul Kukri alors que j’en utilise deux en même temps. Ce sont de grandes lames et il suffit de les regarder pour comprendre qu’elles sont très dangereuses ! Je m’étais déjà un peu entraînée avec d’autres armes. Du coup, je n’ai pas eu trop de mal à assimiler le maniement de ces gros couteaux.»

Pour un certain nombre de scènes, dont celle de l’assaut sur la station météo, des figurants ont été engagés afin de jouer une horde de zombies surgissant de partout dans des nuages de sable. Paul W.S. Anderson raconte : «Les survivants ont une vie très précaire, le danger et la mort ne sont jamais très loin. Le tournage a parfois été pénible mais d’une certaine façon, cela nous a permis d’être plus proches de ce qu’endurent les personnages et de mettre en place une ambiance très réaliste.»

image017Pour le créateur de maquillages spéciaux Patrick Tatopoulos et son équipe, un des plus grands défis du film a été de concevoir et de créer les prothèses portées par les 300 zombies desséchés et affamés du désert. Afin de garder une vision d’ensemble sur toutes les pièces créées, Patrick Tatopoulos et son équipe ont réalisé un album de photos, sorte de bible des looks, consultable à tout moment par les cinéastes. Patrick Tatopoulos explique : «Bruce Spaulding Fuller et Richard Redlefsen, mes deux principaux maquilleurs, devaient parfois gérer en même temps plusieurs centaines de zombies du désert. Pour y parvenir, nous avons créé une demi-douzaine de visages différents, de torses et de prothèses corporelles diverses pour constituer une série d’éléments qui pouvaient se combiner entre eux. Cela nous permettait de varier l’apparence des zombies dans chaque scène en fonction des désirs du réalisateur.»

Patrick Tatopoulos ajoute : «J’ai travaillé avec Russell Mulcahy et Paul W.S. Anderson afin de créer des créatures ressemblant à celles des deux premiers films tout en apportant quelque chose de nouveau et d’excitant. Il y a en fait deux types de zombies dans le film : les zombies du désert et les super zombies. Les zombies du désert ont une peau très sèche, parcheminée et ils ressemblent un peu à des momies. Les super zombies sont quant à eux extrêmement puissants et rapides. C’est une nouvelle génération de créatures à l’apparence et aux capacités inédites. La création de ces deux types de zombies a été passionnante.»

Pour incarner les zombies du désert, Patrick Tatopoulos a travaillé avec une équipe de cascadeurs, de danseurs et de comédiens. Il explique : «Tous les zombies étaient très différents. Nous avons par exemple dû en faire un particulièrement décharné, nous avons donc pris un acteur très maigre et nous avons fait ressortir sa structure osseuse avec du maquillage pour donner l’impression qu’il n’avait plus que la peau sur les os. Cet aspect a ensuite été renforcé grâce à l’utilisation de quelques effets visuels.» Beaucoup de séquences n’impliquaient que quelques zombies, mais pour l’impressionnante scène de la station météo, 300 figurants ont été réunis. Patrick Tatopoulos confie : «La chaleur était intenable. Ils transpiraient tous beaucoup dans leurs costumes et au bout de deux heures de tournage, la sueur provoquait le décollement des prothèses. Il fallait constamment faire des retouches et s’assurer que tout était conforme à ce que le réalisateur souhaitait.»

Le superviseur des effets visuels Evan Jacobs a collaboré avec Patrick Tatopoulos et Russell Mulcahy pour augmenter le nombre des zombies présents dans cette scène. Il raconte : «Nous avons ajouté des centaines de zombies en images de synthèse à l’extérieur de l’enceinte de la station. Avec les 300 figurants déjà présents, cela fait une horde vraiment très impressionnante.» La même technique a été utilisée pour les scènes avec les corbeaux infectés. Sur le plateau, les cinéastes ont travaillé avec quatre corbeaux dressés et plusieurs corbeaux artificiels réalisés par Patrick Tatopoulos qui ont été mécanisés ou équipés de tiges pour permettre à l’équipe de marionnettistes de les manipuler face aux acteurs. Patrick Tatopoulos souligne : «Pour les gros plans, nous avons utilisé les vrais corbeaux. Nos oiseaux mécanisés ont aussi servi de référence pour l’éclairage et le mouvement des centaines de corbeaux en image de synthèse qui ont ensuite été ajoutés.»

En utilisant le ciel du désert comme un écran bleu, Evan Jacobs et son équipe de la société d’effets visuels Mr. X ont noirci le ciel des scènes filmées de milliers d’oiseaux. Evan Jacobs explique : «Nous avons filmé plein de corbeaux en train de voler pour étudier leurs mouvements. Ensuite, nous avons créé par ordinateur des volées de plusieurs milliers d’oiseaux que nous avons ajoutées dans le ciel des scènes du film. Pour plus de réalisme, les mouvements de tous les corbeaux ont été réalisés indépendamment les uns des autres avec des programmes d’intelligence artificielle.»

Parmi les créatures marquantes de l’univers de RESIDENT EVIL, les chiens zombies font partie des plus redoutables et sont présents dans les trois films de la trilogie. Dans RESIDENT EVIL : EXTINCTION, les cinéastes n’ont pas utilisé des Dobermans Pinschers comme dans les deux premiers films, mais des Bergers Belges Malinois. Evan Jacobs commente : «C’est une espèce complètement différente. Les Malinois sont de grands chiens et ils sont très doués pour le dressage. En un claquement de doigts, ils répondent à tous les ordres que vous pouvez leur donner.»

Pour donner aux chiens l’apparence de zombies, Patrick Tatopoulos a créé des prothèses spéciales qui n’entravaient pas leurs mouvements. Il précise : «Les costumes des chiens étaient faits de pièces recouvrant les pattes et la cage thoracique collées sur une combinaison en Lycra. Pour qu’ils se sentent à l’aise avec cette seconde peau, ils ont commencé à porter ce costume un mois avant le début du tournage. Nous avons aussi un peu maquillé leurs têtes en veillant à ce que cela ne les dérange pas. Quand ils courent, on peut voir leurs côtes et leurs os, cela leur donne une apparence vraiment terrifiante.»

image018Les trucages les plus ambitieux ont été réalisés pour Tyrant, l’ennemi ultime d’Alice - ou «boss de fin» dans le jargon des jeux vidéo - qui change continuellement d’apparence dans ses séquences. La réalisation de cet effet visuel a demandé un important travail de collaboration entre Russell Mulcahy, Patrick Tatopoulos, Evan Jacobs et les cascadeurs et acteurs qui ont incarné la créature. Patrick Tatopoulos explique : «Les pouvoirs et l’apparence de Tyrant dépassent de loin ceux des super zombies. Notre idée était d’en faire une créature émergeant du plus profond de la personne qu’elle était avant. A chaque nouvelle apparition, des parties de son corps ont grossi et changé.»

Pour ce personnage, Patrick Tatopoulos a créé un costume sur lequel des pièces supplémentaires sculptées séparément pouvaient se fixer pour marquer l’évolution physique de la créature. Les différentes étapes du personnage ont été réalisées grâce à un mélange d’effets spéciaux et d’effets visuels. Patrick Tatopoulos reprend : «L’apparition des excroissances a bien sûr été faite en images de synthèse. Quand elles se solidifiaient, elles étaient remplacées par des prothèses. Ce mélange entre effets spéciaux et effets visuels a donné un résultat très intéressant. De plus, cela a beaucoup aidé les acteurs d’avoir quelque chose de concret durant le tournage.»

Contrairement à beaucoup de productions où tous les détails sont réglés à l’avance, l’équipe des trucages a dû composer avec la spontanéité et la liberté artistique de Russell Mulcahy. Patrick Tatopoulos confie : «Russell est extrêmement créatif, il aime improviser et s’adapter à l’inspiration que dégage une scène. Nous devions donc être toujours prêts à lui fournir toutes les pièces de costume dont il pouvait éventuellement avoir besoin.» Evan Jacobs ajoute : «Russell aime travailler avec plusieurs caméras en même temps. Pendant le tournage, il cherchait toujours à rendre les scènes les plus dynamiques possible. Cette façon de travailler demandait une grande flexibilité au niveau des effets visuels afin de pouvoir s’adapter à sa vision du film.»

Director Russell MulcahyDurant le tournage, les acteurs et l’équipe de tournage ont trouvé en Russell Mulcahy un réalisateur chaleureux et enthousiaste. Milla Jovovich confie : «Russell savait parfaitement à quoi allait ressembler ce film. Il a remarquablement su mettre en scène son ambiance particulière. Quand nous avons découvert le résultat, nous avons vraiment été soufflés par l’intensité et l’énergie que dégage le film. Russell est un véritable passionné. Sur le plateau, il faisait toujours preuve d’un enthousiasme extraordinaire.» L’acteur Iain Glen ajoute : «Russell est très différent de tous les réalisateurs avec qui j’ai travaillé. Il possède une imagination visuelle et une énergie exceptionnelles. Paul W.S Anderson et Russell ont des talents et des styles différents, mais ils parviennent à les combiner pour produire un résultat vraiment étonnant.»

Russell Mulcahy déclare : «Même si nous sommes restés dans la lignée des deux premiers films, RESIDENT EVIL : EXTINCTION va plus loin en termes d’émotions et de spectacle. Attendez-vous à être surpris, entraînés et effrayés. Le film est rempli de scènes d’action et d’horreur et son histoire se déroule à un rythme très soutenu.»

Paul W.S. Anderson conclut : «Arriver au terme d’une trilogie est un moment très satisfaisant. Il nous a fallu six années pour faire les trois RESIDENT EVIL. Je me sens très chanceux d’avoir pu concrétiser la vision que j’avais de cette trilogie. Voir comment les choses ont évolué depuis le premier film est impressionnant. L’action est passée successivement d’une ambiance très confinée de film d’horreur classique à celle plus ouverte mais tout aussi sombre d’une ville de nuit, et se termine dans les paysages grandioses et angoissants du désert de Las Vegas. En tant que cinéaste et fan de films de genre, cette trilogie a été une expérience unique.»