Capcom France a eu la gentillesse de nous inviter dans ses locaux pour tester la version preview de Resident Evil 3 Remake pendant plusieurs heures, on vous emmène donc à Raccoon City pour le debriefing !

Précisons le d’emblée, il s’agit ici d’une preview de Resident Evil 3 Remake, ce qui signifie qu’il ne s’agit pas d’une démo mais du jeu dans une version qui était encore en développement et correction, tout changement et autres améliorations avec la version finale est donc possible !

C’est donc 3 heures que nous avons passé à arpenter les rues de Raccoon City, à contrôler Jill Valentine dans ses péripéties en pleine apocalypse zombie, et il y a beaucoup à raconter, accrochez vous on y va !

La prise en mains, les commandes et menus sont pour ainsi dire identiques à ce que vous avez pu gouter dans Resident Evil 2 Remake, donc c’est tout naturellement que chacun prendra le contrôle de Jill dans ses aventures.

Nous ne jouons pas dès le début du jeu, mais à un stade du jeu choisi spécifiquement, en l’occurence le moment ou Jill Valentine, pour s’échapper de Raccoon City, doit collaborer avec les soldats d’Umbrella(U.B.C.S.) afin de remettre en route le métro de la ville et ainsi trouver le moyen de fuir cet enfer.
Nous prenons donc le contrôle de Jill Valentine alors qu’elle est dans les couloirs du métro de Raccoon City, et qu’il devient nécessaire de revenir à l’horreur de la surface pour trouver comment remettre en fonction le métro qui n’est plus alimenté en électricité, apocalypse oblige !

On notera dans les couloirs du métro un monument commémoratif de la construction de l’horloge du Beffroi Saint Michael de Raccoon City, ou il semble manquer quelques gemmes de couleurs…cela rappellera des souvenirs à certains sans doute, les rapporter sur place devrait être intéressant.

A peine la grille d’accès au métro soulevée, on se rend compte de la panique dans la ville en pleine nuit.
Véhicules renversés ou enflammés, devantures explosées, barrières de sécurité renversées, tout montre le chaos qui règle dans la ville.
Les civils fuient en hurlant car il en reste bel et bien qui ont survécu, poursuivis par ceux qui ont déjà été victimes de la contamination et sont devenus zombies…

Graphiquement, on part sur le RE Engine comme pour Resident Evil 2 Remake, et ça fait du bien à la rétine !
Toujours agréable, on voit que Capcom gère bien son moteur graphique et veut le pousser avec des effets sur lesquels nous allons revenir.
Les effets de lumière sont particulièrement bien gérés, que ce soit avec les étincelles dues à l’électricité mise à nue, des flammes provoquées par un incendie, les enseignes des divers commerces de la ville, ou tout simplement dans l’utilisation de la lampe torche de Jill dans un système identique à celui de Claire Redfield ou Léon S.Kennedy dans Resident Evil 2 Remake.

On contrôle donc Jill dans les rues dévastées mais pas pour autant vides de la ville, les contaminés zombies en attestant.
Toujours aussi coriaces, il vous faudra plusieurs balles en pleine tête pour vous en débarrasser, l’ennemi de base est toujours dangereux, et ses attaques seront A CHAQUE FOIS réussies s’il vous attrape !
En effet, quand dans Resident Evil 2 Remake il était possible de se défaire d’un zombie ou autre monstre avec une arme de défense comme une grenade ou le couteau et ainsi éviter la morsure, c’est cette fois exclu !
Le zombie vous a agrippé, alors la morsure est inévitable et vous serez croqué, il ne vous reste plus qu’à appuyer rapidement sur le bouton indiqué pour éviter que cela ne soit pire encore en terme de dommages sur la santé !
Terminé donc de prendre le risque de se faire attraper par les zombies en zigzaguant tranquillement, faire le ménage est beaucoup plus sûr !

Mais pour faire contrepoids à cette nouvelle contrainte, Capcom a intégré le système d’esquive !
Comme dans le jeu original Resident Evil 3 Nemesis de 1999, Jill peut donc esquiver des attaques ennemies en sautant en avant, arrière, droite ou gauche.
En ayant le bon timing, non seulement vous éviterez l’attaque du monstre mais vous bénéficierez en bonus d’un bref effet bullet time afin de pouvoir contre-attaquer et obtenir l’avantage !

Dans cette découverte de la ville, vous serez amené à croiser des portes bloquées par des chaînes, des casiers ou autres malles fermées par un verrou, il va de soit qu’il conviendra de revenir visiter chacun de ces lieux quand vous serez équipé en conséquence car les récompenses à la clé en valent la peine !
Armes, améliorations de ces dernières via des accessoires, munitions, il est bon de fouiller et faire des réserves, car dehors le mal rôde et n’attend qu’une chose: votre carence en munitions.
D’ailleurs, des éléments du décor seront là pour vous aider en cas de munitions limitées, tels des barils explosifs ou des générateurs portatifs pouvant électrocuter des monstres, ayez l’œil pour les repérer car ils pourraient être votre planche de salut !

Il est très agréable de découvrir de nombreux lieux de la ville, des boutiques, des logements, des réserves, qui nous rendent l’immersion encore plus grande.
Quand dans le jeu original nous avions plus l’impression de poursuivre un dédale de rues sans fin, ici le réalisme est désormais plus présent, il est agréable de rentrer dans un magasin pour le fouiller, trouver des objets de soins ou un document donnant des renseignements ou attestant du désespoir des habitants de la ville.
On trouvera d’ailleurs le remplaçant des statuettes de Mr Raccoon, ce sera désormais les statuettes de Mr Charlie qu’il faudra chasser !

Les oreilles de chacune et chacun peuvent être rassurées, la bande originale de ce remake est superbe, on prendra gout à redécouvrir des morceaux du jeu original revisités pour l’occasion mais facilement reconnaissables, et quiconque à joué au jeu original sait que ces musiques attestaient vraiment du désespoir et de l’impuissance de le ville face au virus qui l’avait décimée.
On pourra même se surprendre à reconnaître dans le restaurant Moon’s Donuts un morceau totalement rock issu du générique de fin de Resident Evil 2 de 1998 ! Un sublime clin d’oeil pour les fans de longue date, une belle découverte pour les autres, du bonheur pour tous !

Après avoir visité de nombreux lieux, trouvé de quoi briser des chaines et même un crochet si cher à Jill(elle est la reine des crocheteuses après tout!)et amélioré son pistolet et fusil et fait le plein de munitions qui s’amenuisent rapidement, nous voilà bloqués pour aller rétablir le courant du métro, par un ruelle en flamme…par chance il y a une borne à incendie non loin, ne manquerait qu’une lance à incendie pour régler le souci…
Là encore, les personnes ayant fait Resident Evil 3 Nemesis de 1999 souriront devant l’écran pour cette reprise bien sympathique de cette action qui était déjà présente dans le jeu 21 ans plus tôt.
Une fois la lance trouvée, nous arrivons enfin vers la centrale éléctrique dédiée au métro de Raccoon City, et croisons de nouveaux U.B.C.S., Murphy et Nicholaï.
Nicholaï montrera alors à Jill toute sa froideur, tout son aspect calculateur, sa priorité envers l’objectif avant tout quel qu’en soit le prix, ce qui ne manquera pas de laisser Jill sortir de sa bouches quelques mots peu recommandables mais de circonstance…

Nous voilà devant ladite centrale électrique…peu ragoutante il faut dire, car entourée et remplie d’une matière gluante qui ne présage rien de bon, qu’importe et jetons nous dans la gueule du loup car le métro n’ira nulle part sans Jill Valentine et le rétablissement du courant !

A peine arrivons nous qu’une vieille connaissance fait son apparition, le Drain Deimos !
C’est donc lui et ses congénères le responsable de cette matière infâme qui va nous compliquer la tâche de rétablir le courant !
Car ce qui aurait pu être une partie de plaisir, simplement quelques générateurs d’électricité à remettre en route, devient alors une affaire plus compliquée.
Ces monstres ont décidé de faire des lieux leur nid, et c’est un vrai labyrinthe désormais pour retrouver lesdits générateurs, sans parler du fait qu’ils sont chez eux, et le font bien savoir en attaquant Jill sans relâche !
Ils courent au sol, ils courent sur les murs, ils courent au plafond, et n’ont de cesse que de vous prendre par surprise quand vous vous y attendez le moins bien entendu !
Et s’ils arrivent à vous prendre dans leurs crochets, vous aurez immédiatement un embryon de monstre implanté en vous dont vous ne pourrez vous débarrasser qu’en utilisant une herbe verte, système couteux pour les joueurs imprudents !

Car oui, les herbes(rouges comme vertes ainsi que leur combinaisons) et sprays de 1er secours seront toujours de la partie pour vous sauver la mise en cas de santé défaillante.

Mais comme rien ne se passe jamais comme prévu, même après avoir réactivé les générateurs et remis l’électricité, Jill doit désormais se rendre dans les bureaux du Métro de la ville pour programmer son trajet, et c’est là que vous allez apprécier avoir nettoyé les ruelles de la ville de ses zombies, car sinon l’horreur dans toute sa splendeur vous attend !


Car c’est là que le Nemesis choisit de faire son entrée.
Il est bon de rappeler qu’avant cette arrivée fracassante, durant le jeu une oreille attentive aura remarqué ses bruits de bas, sa voix ou grognements, même sans le voir, ajoutant une pression sous-jacente au joueur qui ne sais pas quand le terrible prédateur va surgir.
Car surgir, c’est bien le mot !
Il saute, il court, il frappe, il démolit ce qui pourrait le freiner dans son passage zombies inclus, il ne vous laissera pas de répit.

Si par malheur vous n’aviez pas dégagé les rues de ses zombies, les gérer en plus du Nemesis est juste impossible, le simple de fait de devoir esquiver un zombie ou lui tirer dessus pour arriver à passer est incompatible avec la vitesse du Nemesis à vos trousses et son poing sur votre nuque saura vous le rappeler s’il le fallait !

Entre ses coups de poings(qu’on pourrait comparer au fait de foncer tête baissée sur un mur en béton armé)et sa tentacule qui vous attrape quand vous pensiez être à distance de sécurité, il y aura peu de temps mort avec ce monstre que la majorité des porte ne pourront arrêter, son objectif C’EST VOUS et mort de préférence!
Être dans un environnement étroit ou complexe en terme de déplacement en sa présence est synonyme de danger, ce qui dans le cas d’une ville en pleine chute correspond à environ…partout !


Un passage rapide dans les bureaux du Métro de la ville en l’évitant autant que possible, une programmation manuelle pour atteindre le beffroi de la ville par ce moyen de transport, et nous voilà à contacter Carlos pour lui dire que nous sommes en route pour le rejoindre et quitter les lieux le plus rapidement possible.
Mais Nemesis ne lâche rien, il poursuit toujours Jill et arrive dans les couleurs du métro.
Ne voulant mettre en péril le plan de fuite si chèrement payé, Jill part donc pour crée une diversion, sachant que le monstre la suivra et n’ira donc pas massacrer les U.B.C.S.

Les couloirs du métro avec un Nemesis aux trousses ce n’est pas de tout repos, et se retourner ou prendre le temps d’admirer le paysage est donc à proscrire, Jill le sait et s’échappe dans les égouts de la ville afin de mettre fin à ce jeu de cache-cache mortel.

Nous retrouvons donc les égouts de la ville, cette fois sans alligator mais avec d’autres monstres tout aussi si ce n’est plus dangereux.
La zone traversée n’est pas la même que celle visitée par Léon et Claire dans Resident Evil 2 Remake, Capcom n’a pas choisi la voie de la facilité et tant mieux.

Rapidement, nous comprenons qu’il va nous falloir trouver de quoi ouvrir les nombreuses portes bloquées dans les égouts, à l’aide d’une batterie que tout employé de la ville affecté aux égouts se doit de posséder, mais très vite, un nouvel ennemi se présente à nous et pas des moindres, le Hunter Gamma.

Volumineux, affamé, très territorial, il prendra votre présence comme une intrusion et occupera souvent la largeur d’un couloir et est donc inévitable, et l’abattre est la seule solution pour progresser bien que lui tirer dessus au fusil ou au pistolet ne fera que vous prendre du temps et gaspiller des munitions car une arme bien plus imposante est disponible dans une pièce non loin, le lance-grenades qu’il vous faudra utiliser avec parcimonie car ses cartouches ne sont pas légions, mais qui vous aidera grandement à faire le ménage contre cette immense horreur.

Comme vous pouvez le voir, si vous avez le malheur de le laisser s’approcher trop près de vous sa faim se traduira par l’ouverture de sa gueule et vous aurez peu de temps pour faire demi-tour ou en profiter pour le canarder avant de vous faire croquer !

Une fois les Hunter Gamma passés à trépas et la batterie trouvée, Jill peut enfin envisager sortir des égouts pour retrouver les membres de l’U.B.C.S. et quitter ce monde en pleine dépérdition qu’est devenue la ville de Raccoon City.
C’était sans compter sur la ténacité et les talents de chasseur du Nemesis qui « cueille » Jill à la sortie des égouts, mais cette fois il est armé d’un lance-flammes avec réservoir, avec au menu un Jill-Sandwich façon barbecue !


Une fois de plus la fuite est de mise, difficile de faire le poids face à ce mastodonte armé en conséquence, et Jill se retrouve vite dans un bâtiment en construction, poursuivie par Nemesis qui pratique la politique simple mais efficace de la terre brûlée, empêchant tout retour en arrière et promettant une fin brulante si elle ne se presse pas de gravir les étages !

Après avoir gravi les étages déjà construits et même ceux encore en construction via les échafaudages, Jill atteint le toit, qui est cependant le point de non retour sans échappatoire apparente alors que le Nemesis arrive à son tour, son arme enflammée toujours menaçante en notre direction.
Le combat est inévitable désormais, et même si la créature a l’air d’avoir l’avantage des armes Jill pourra compter sur les soins et autres munitions économisées jusque là, car il en faudra !

S’ensuit un combat ou il faudra faire connaissance avec les spécificités et capacités du Nemesis et de son arme, le tout dans un environnement limité ou la moindre erreur peut rapidement s’avérer fatale si on a pas vérifié son état de santé régulièrement.

La résistance du Nemesis sera grande, mais pas autant que la détermination de Jill Valentine qui finira par lui faire plier genoux à terre avant que ce ne soit le corps entier, lui laissant enfin la possibilité de rejoindre le métro pour espérer un avenir autre que devenir zombie…

La partie s’arrête ici, et c’est autant jouissif que frustrant.
On a doré jouer, mais on en veut plus et le mois avant la sortie du jeu va être long, trèèèèès long !

La difficulté(nous avons joué en mode Normal) est bien calibrée, et il faut bien gérer ses soins et munitions même s’ils sont en nombre suffisants pour vous permettre des faux pas en cas de morsure ou quelques balles perdues en apprenant à gérer la visée.

Capcom a su comme avec Resident Evil 2 Remake faire de ce Resident Evil 3 Remake un mélange de reprises et d’adaptation par rapport à Resident Evil 3 Nemesis de 1999 mais aussi apporter son lot d’innovations, pour en faire un jeu à part entière et à l’identité unique, pouvant contenter aussi bien les fans de la saga de la 1ere heure que les personnes qui la découvriront avec ce jeu.
il nous tarde désormais de vivre l’aventure dans son intégralité et voir quelles surprises nous ont encore été reversées !

Un grand merci à Capcom France pour son accueil et nous avoir permis de tester le jeu, rappelons que Resident Evil 3 sortira le 3 avril 2020 sur Playstation 4, XboxOne et PC.

William Birkin

William Birkin

Collectionneur dans l'âme...